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Thursday, March 17, 2005 - ore 12:17
13 marzo 2005
(categoria: " Riflessioni ")
Allora, ieri, come abbondantemente
pubblicizzato, sono un po’ tornata alle
vecchie abitudini e ho avuto PERSINO il
tempo di leggere i messaggi in
bottiglia.
Mi ha colpito la notizia della morte
del blogger
«Ettounsi»,
personaggio che non conoscevo e sulla
cui vita ho avuto così modo di indagare.
Bene, gente, dedico il post di oggi a
una riflessione sulla nostra libertà,
sulla fortuna che abbiamo di poterci
esprimere con un mezzo “innocente” ma
potente.
Certo, siamo controllati, siamo
vincolati, la libertà di pensiero
chissà dove andrà a finire (e mi viene
sempre in mente l’
Irenita che
citava il felliniano
“Amarcord” quando
facevamo ‘sti discorsi), ma non così...
COSI’.....
Riporto un paio di comunicati pescati
nel web:

Il
cyber-dissidente tunisino
Zouhair Yahyaoui è morto ieri
d'infarto, all'età di 36 anni. Fu
incarcerato illegalmente

per due anni
e subì torture e umiliazioni in nome
della libertà di espressione. La
sua "colpa" è stata quella di aprire le
porte del web, un luogo dove ogni
cittadino in cerca di
informazione e di
libertà può esprimersi ed è per questa "colpa"
che il governo tunisino

l'ha costretto alla prigionia. Nella
sua lotta per una vita degna e libera
contro il regime dittatoriale che
affligge la Tunisia,
Zouhair
Yahyaoui ha affrontato lo sciopero
della fame, la malattia, le violenze
fisiche e morali in carcere. E infine,
la morte.
...e dal sito
http://www.rfi.fr/actufr/articles/063/info_express_34752.asp:
Zouhair Yahyaoui, fondateur du
journal satirique en ligne
TuneZine, est décédé à l’âge de
36 ans à Tunis, des suites d’une crise
cardiaque, le dimanche 13 mars.
Condamné en 2002 puis relâché après une
année passée dans les geôles
tunisiennes, pour avoir diffusé sur son
site des informations critiques à
l’endroit du régime de Ben Ali, Zouhair
Yahyaoui, reste un symbole pour les
défenseurs des droits de l’Homme.
Pour beaucoup, Zouhair Yahyaoui était
une des voix de la liberté en Tunisie.
Connu sur le Net sous le nom de
«Ettounsi» (le Tunisien, en
arabe), son site
TuneZine a fait
de lui l’internaute le plus célèbre de
Tunisie. Il s’est fait connaître pour
avoir publié sur Internet des
informations sur la lutte en faveur des
libertés et des documents de
l’opposition. C’est en effet, lui qui a
publié sur son site une lettre ouverte
dénonçant
«l’absence totale
d’indépendance de la justice
tunisienne», adressé au président
de la République par le juge Mokhtar
Yahyaoui, dont Zouhair est le neveu.
Le magistrat rebelle est alors révoqué
pour avoir « enfreint le droit de
réserve », mais le site tunezine.com
poursuit ses publications en ligne et
notamment son magazine satirique. Dans
de nombreuses chroniques et pamphlets
sur la situation politique, Zouhair
Yahyaoui ne cesse de brocarder le
régime du président Ben Ali. Peu de
temps après sa création, la censure
s’abat sur le site, les fans
de «Ettounsi » reçoivent alors chaque
semaine une liste d’adresses de
serveurs relais (proxies) qui leur
permettent d’accéder au magazine en
ligne en dépit du blocage.
Des conditions de détention
inhumainesLe 4 juin 2002, le cyberdissident est
arrêté à Tunis. Il est condamné en
juillet 2002 à deux ans de prison ferme
pour «propagation de fausses
nouvelles» et «utilisation
frauduleuse de lignes de connexion sur
Internet». L’affaire qui n’a rien d’un
procès relevant du droit commun (comme
il est officiellement présenté), mais
d’un procès politique pour délit
d’expression, soulève un tollé des
organisations de défense des droits de
l’Homme en Tunisie et à l’étranger.
L’association Reporters sans frontières
(RSF) et Amnesty International
protestent contre le jugement affirmant
que l’internaute connu pour être « un
fervent opposant au président Ben Ali »
paie également le fait d’être le neveu
du juge Yahyaoui.
Après trois grèves de la faim pour
protester contre ses conditions de
détention, il est remis en libération
conditionnelle six mois avant
l’expiration de sa peine. Lauréat
du
«Prix cyberliberté» qui lui
est décerné en 2003 à Paris, Zouhair
Yahyaoui reste très actif dans le tissu
associatif, il aide notamment à la
création d’un site web pour la Ligue
tunisienne des droits de l’Homme
(LTDH). C’est également avec cette
association qu’il se rend à Genève en
février dernier pour protester contre
l’organisation de la seconde phase du
Sommet sur la société de l’information
(SMSI) à Tunis en novembre 2005. Son
dernier acte de cyberdissident contre
le régime de Ben Ali, avant que la mort
ne le fauche à 36 ans.

... ma soprattutto riporto il toccante
addio di un connazionale del blogger:
(da
http://www.tunezine.com)
Mon frère,
Comment tu as pu me faire ça, tu te
rappelles, un jour nous nous sommes
rencontrés, tu m’as parlé, tu m’as
permis de nouveau et me retrouver moi
même, de retrouver notre pays, notre
quartier que nous aimons tant, tu m’as
donner de nouveau le courage, je t’ai
écouter, je me suis fais une cause, ton
amour de la Tunisie débordait de par
dessus tout. Il n’y avait qu’une chose,
pouvoir se retrouver un soir libre dans
un lieu qui tu aimes tant, dans les
banlieues de Tunis, boire un verre
ensemble, acheter des livres et les
offrir aux autres, tu te rappelles de
ça, non tu ne peux pas partir ainsi.
Zouhair tu es l’âme de mon peuple, tu
la flamme de cet amour pure et simple,
ni les idées des autres ni la dureté du
régime ont pu te plier.
Avec mes larmes, je t’écris ces mots,
ma tristesse et tout le chagrins qui
remplissent mon coeur.
Dis moi Zouhair, tu n’es pas parti, dis
moi, tu vas m’attendre cet été, comme
promis à la goulette, je vais venir
avec Inès, oui Inès ma fille, elle veut
te donner les dessins que tu as oublié
de prendre la dernière fois quand tu es
venu à la maison.
Zouhair, ma douleur est grande, ce soir
je me sens si seul, les murs de ma
maison m’écrasent, je n’arrive pas à me
retrouver.
Tu es un ami, un frère et plus, je suis
mal, ton rire est encore là, il
raisonne dans ma maison, je regarde
encore tes photos, celle de la dernière
sortie, tu sais, les bronzés qui font
du Ski, tu ne les as pas encore vus, je
les mettrais toutes sur le site.
Zouhair, simplement tu es le frère que
je n’ai plus
Je t’aime Zouhair
Zouhair tu est avec moi à jamais.LINK
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