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Saturday, April 16, 2005 - ore 19:25 INFERNO A PARIGI -IL GIORNO DOPO- ![]() Le commandant des pompiers raconte les difficultés de l'intervention «L'unique escalier a rendu toute évacuation impossible» [LE FIGARO] Le colonel Bernard Fontan, commandant des opérations de secours, a dirigé les 250 pompiers mobilisés dans le cadre du plan rouge. Il raconte les difficultés rencontrées lors de cette intervention. Propos recueillis par C. C. [16 avril 2005] Le FIGARO. – Comment expliquer un bilan aussi lourd ? Colonel FONTAN. – Avant tout par la configuration de l'immeuble : l'incendie de l'unique escalier desservant les couloirs horizontaux a rendu toute évacuation impossible. Nous avons dû gérer les mouvements de panique des personnes réveillées par les flammes. Certaines ont ouvert les portes de leurs chambres et le feu s'y est engouffré aussitôt, les poussant à se jeter dans le vide. Sept victimes ont trouvé la mort par défenestration avant l'arrivée des secours. D'autres corps, carbonisés ou asphyxiés, ont été retrouvés directement dans les décombres. La moitié d'entre eux étaient des enfants. Une petite dizaine de personnes ont eu la vie sauve en parvenant à se réfugier sur les toits et les corniches... L'embrasement de tissus ou de matelas a-t-il pu alourdir le bilan ? En fait, ce sont surtout le mobilier, les matières plastiques et les matériaux modernes comme le PVC qui ont dégagé des fumées toxiques. Mais nos premières équipes sont arrivées sur place dans les deux minutes. Elles ont aussitôt pu intervenir grâce à de puissantes lampes torches et à la lumière des flammes. L'ensemble des rescapés ont ainsi pu être évacués en un temps record. Quelles ont été les difficultés que vous avez rencontrées ? Il a fallu conduire de front l'extinction de l'incendie et les opérations de sauvetage. Nous étions en présence d'un nombre massif de personnes à sauver partout et en même temps. Je garde encore en mémoire tous ces hommes, ces femmes et ces enfants que nous avons simultanément évacué par toutes les fenêtres. Cela ne s'est pas fait sans peine, au milieu des cris et des gestes d'affolement. Nous avons réussi à investir l'immeuble en grimpant l'escalier central jusqu'au quatrième étage. Mais les difficultés sont surtout apparues dans les derniers niveaux : en raison du début d'effondrement de la toiture et de la dalle du sixième, nous n'avons pu extraire les victimes qu'en employant les grandes échelles. Au total, les sapeurs-pompiers ont procédé à une cinquantaine de sauvetages, ce qui est exceptionnel. Beaucoup d'enfants ont été impliqués dans cet incendie. Est-ce que cela a compliqué votre mission ? Non, au contraire. Il y avait certes des familles entières à tous les étages de l'hôtel. Mais nos techniques de secours ne varient jamais en fonction de l'âge des victimes. En général, les évacuations d'enfants sont plus simples à effectuer car nous pouvons les transporter dans nos bras. C'est d'ailleurs de cette manière que trois d'entre eux, qui logeaient au sixième étage avec leur mère, ont été sauvés in extremis. Un complément aux hébergements d'urgence [LE MONDE] L'hôtel ravagé par les flammes fait partie des quelques meublés restant encore à Paris et de plus en plus utilisés par l'Etat et la mairie de Paris pour pallier l'insuffisance d'hébergements d'urgence. Les services parisiens de l'aide sociale à l'enfance (ASE) y ont recours pour placer des familles avec enfants, expulsées ou sans logement. En 2004, selon Gisèle Stievenard, adjointe (PS) au maire de Paris, chargée de la solidarité et des affaires sociales, la ville a consacré 9,5 millions d'euros au paiement de prises en charge hôtelières. Un budget qui a permis de loger, dans 850 chambres, 750 familles (1 000 adultes et 1 500 enfants). L'Etat a lui-même de plus en plus recours à ces hôtels pour loger des familles étrangères déboutées du droit d'asile ou en attente de décision. En juin 2004, 4 734 personnes étrangères, adultes ou enfants, étaient hébergées à l'hôtel, à Paris ou en proche banlieue, les centres d'accueil pour les demandeurs d'asile (CADA) n'offrant que 2 000 places. Le Samu social utilise ainsi une centaine d'hôtels, où les prix varient de 15 à 20 euros par jour et par personne ![]() L'enfer du feu au coeur de la capitale [LE PARISIEN] Un terrible incendie a tué vingt personnes, dont dix enfants, dans la nuit de jeudi à vendredi. Ce sinistre, sans pareil depuis 32 ans, a ravagé un hôtel du IXe arrondissement habité par des familles immigrées. L'émotion est considérable LES PRECEDENTS Drame Le Parisien, le 16.04.05 2 janvier 2002. Un incendie dans une maison de retraite de Saint-Bonnet-de-Mure (Rhône) provoque la mort de douze personnes âgées. 24 mars 1999. Un camion belge prend feu pour une raison indéterminée, sous le tunnel du Mont-Blanc, provoquant un... DRAME. « Les centres d'hébergement d'urgence sont saturés » Le Parisien, le 16.04.05 PARMI LES CLIENTS du Paris-Opéra, 80 % n'avaient rien du touriste de passage à Paris. Il s'agissait de familles qui vivaient à cette adresse depuis plusieurs mois. Selon les derniers chiffres fournis par la fondation de l'abbé Pierre, près de 5 000... PHOTO. Surpris dans leur sommeil Le Parisien, le 16.04.05 PARIS (IXe), DANS LA NUIT DE JEUDI A VENDREDI. Les pompiers ont été prévenus à 2 h 20 et ont mis très peu de temps à se rendre sur les lieux de la tragédie. La plupart des victimes dormaient à cette heure fort tardive et ont été surprises et prises de... DRAME. La douleur et la colère des proches des victimes Le Parisien, le 16.04.05 LE REGARD perdu sur la noria de véhicules de secours qui l'entourent, Bintu Coulibaly ne lâche son téléphone portable que pour essuyer une larme. « Je viens de rappeler la préfecture. Ils ne peuvent pas me dire où est ma cousine. Elle habitait dans une... DRAME. Le système électrique devait être révisé Le Parisien, le 16.04.05 DANS LE CADRE du respect des règles de sécurité contre les risques d'incendie, l'hôtel Opéra avait donné lieu à neuf visites de contrôle depuis 1978. La dernière remonte au 24 mars dernier et s'est effectuée en présence de l'exploitant Rachid K... Selon... DRAME. « Je me suis réfugié sur la corniche avec mon bébé sur le ventre » Le Parisien, le 16.04.05 DES CRIS ÉPOUVANTABLES résonnent dans la cour de la mairie du IX e arrondissement. Au 2 e étage, une femme hurle, folle de douleur. Elle vient d'apprendre la mort d'un proche, décédé dans l'incendie de l'hôtel Paris-Opéra. Le bras en écharpe sous un... 2 heures du matin, l'immeuble s'embrase Le Parisien, le 16.04.05 C'est en pleine nuit que le feu se déclare au premier étage de l'hôtel Paris Opéra au 76, rue de Provence. Malgré l'intervention rapide des secours, certains occupants affolés vont se jeter dans le vide pour échapper aux flammes. ... DRAME. Scènes d'horreur au milieu du brasier Le Parisien, le 16.04.05 «UNE SITUATION de guerre. » Ancien pompier de Paris reconverti à la tête de la sécurité incendie des Galeries Lafayette, Alfred Millot a vu l'horreur dans la nuit de jeudi à vendredi. Arrivé au pied du 76, rue de Provence cinq minutes après le... ![]() Poursuite des recherches dans l'hôtel parisien incendié qui a fait 21 morts [LE POINT] PARIS (AFP) - Les recherches se poursuivaient samedi dans les décombres de l'hôtel parisien ravagé par un incendie dans la nuit de jeudi à vendredi, qui a fait au moins 21 morts, dont dix enfants, a-t-on appris auprès des pompiers de Paris. Le cadavre d'une femme, non encore identifiée, a été découvert vendredi soir dans les décombres de l'hôtel portant le bilan provisoire à 21 morts, a-t-on appris samedi auprès de la préfecture. Conduites par une équipe de 18 hommes, les recherches "avancent lentement car les pompiers doivent sécuriser la zone" pour prévenir tout redémarrage du sinistre, a-t-on précisé. L'incendie de l'hôtel Paris-Opéra (9ème arrondissement) a fait 21 morts, 11 blessés graves et 42 blessés légers, selon un bilan provisoire. Le sinistre, probablement d'origine accidentelle, est le plus meurtrier dans la capitale depuis 32 ans. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "homicides involontaires". L'hôtel de six étages et de 32 chambres, le Paris Opéra, situé 76 rue de Provence, une rue étroite à l'arrière des Galeries Lafayette, accueillait, selon la Mairie de Paris, 79 personnes mal logées, notamment africaines. Selon la préfecture de police, il ne pouvait légalement en recevoir que 61. Soixante-cinq personnes y avaient été placées par le Samu social et l'Etat, quatorze par le département de Paris. Quelques touristes étrangers étaient également descendus dans cet établissement bon marché. Sur place, les spécialistes du laboratoire central, ont entamé constatations et prélèvements pour vérifier l'hypothèse selon laquelle le feu serait parti d'un micro-ondes au premier étage avant de se propager très vite vers les étages supérieurs par les cages d'escalier et d'ascenseur. Appelés à 02H20 par des pompiers des Galeries Lafayette, les sapeurs-pompiers déclenchent dix minutes plus tard le plan rouge. Plusieurs témoins ont rapporté des scènes d'horreur, à l'image de Laure, une prostituée de 41 ans qui, depuis un hôtel mitoyen de la rue de Provence, a entendu les "hurlements et les appels au secours" des personnes surprises en pleine nuit par le feu. Certaines ont sauté par les fenêtres s'écrasant "dans un bruit sourd" quelques mètres plus bas. Selon la préfecture de police, un contrôle de sécurité, notamment d'incendie, mené le 24 mars dans l'hôtel, avait conclu à la nécessité de procéder à des améliorations "ne faisant pas obstacle à la poursuite de l'exploitation de l'établissement". L'hôtel de 5e catégorie (accueil de moins de 100 personnes) était soumis au règlement de sécurité contre les risques d'incendie et à des contrôles réguliers. Un commandant des sapeurs-pompiers Christophe Varennes, a souligné que le bilan aurait été moins lourd si les résidents étaient restés dans les chambres et n'avaient pas tenté d'échapper aux flammes, nombre d'entre eux ayant sauté par les fenêtres. Le ministre de l'Intérieur Dominique de Villepin, puis Jean-Louis Borloo, ministre de l'Emploi et de la Cohésion sociale, le maire de Paris Bertrand Delanoë, se sont succédé sur les lieux. Le président Jacques Chirac a exprimé son "sentiment d'horreur" et son "émotion" après l'incendie qui "constitue une catastrophe parmi les plus douloureuses qui aient endeuillé Paris". Selon la préfecture de police, les blessés recensés, dont certains d'entre eux présents dans un hôtel mitoyen l'étaient très légèrement, appartiennent à dix nationalités: française, sénégalaise, portugaise, ivoirienne, américaine, canadienne, ukrainienne, tunisienne, algérienne et yougoslave Incendie : manif de Droit au logement [LE NOUVEL OBSERVATEUR] Une centaine de militants du DAL ont manifesté à Paris en hommage aux victimes de l'incendie qui a fait 21 morts dans un hôtel parisien. Une centaine de militants de Droit au logement (DAL) manifestaient vendredi 15 avril en fin d'après-midi près de l'hôtel Paris Opéra à Paris en hommage aux 21 victimes de l'incendie, dénonçant également la "précarité" dans laquelle vivaient ses occupants. "On est venu pour rendre hommage aux victimes et pour apporter notre soutien à leurs familles, mais également pour dénoncer la situation des gens qui vivaient ici, dans la précarité. Ces hôtels bon marché ne sont pas adaptés à la vie de famille. Autant de morts dans un incendie, ce n'est pas normal", a déclaré le président du DAL Jean-Baptiste Eyraud. "Un danger accru" "Il y a un danger accru quand on met des familles dans ces hôtels", a-t-il ajouté. Les manifestants se sont rassemblés dans le calme vers 17H45 à l'angle de la rue de Mogador et de la rue de Provence (IXe), ralentissant fortement la circulation, à une vingtaine de mètres de l'hôtel Opéra où les pompiers poursuivaient leurs recherches et dont l'accès était barré par un cordon de sécurité. Des tracts demandant au maire de Paris et du préfet de Paris de "reloger en urgence les sinistrés" ont été distribués aux passants Il faut qu'ils soient relogés et pas placés dans des structures provisoires. Ils l'ont assez été, on a vu aujourd'hui ce que ça donne", a insisté le président du DAL. Un nouveau bilan provisoire établit samedi matin de l'incendie probablement d'origine accidentelle, était de vingt et un morts COMMENTA (0 commenti presenti) PERMALINK |
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